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Développement personnel by Cindy

Le désir d’aider les autres






Notre société nous impose de plus en plus de contraintes, de taxes (plus d’une cinquantaine seront créées en 2015 en France), de hausse de prix, et malgré tout, nous nous battons contre une vie toujours plus chère d’un jour à l’autre.

Malheureusement, certaines personnes perdent le contrôle, ou même, n’arrivent pas à démarrer dans la vie, ce qui fait que nous, âmes charitables, nous décidons de les aider. Parfois, cela peut être très bénéfique : la personne que l’on aide accepte l’aide, et finalement s’en sort ; l’autre cas est bien plus triste car même si l’on souhaite aider une personne, elle peut refuser l’aide que nous lui offrons.

J’ai eu le cas récemment d’une personne de ma famille qui était (est toujours) en difficulté. Nous l’appellerons Vincent.

Je vais commencer par le commencement : d’un père et d’une mère séparés depuis son plus jeune âge, Vincent a vécu avec sa mère et sa demi-sœur. Il allait chaque vacances scolaires chez son père, dont il redoutait le côté paternel strict, mais a tout de même passé une enfance heureuse, mais capricieuse chez sa mère. Il a arrêté l’école très tôt (15 ans et demi) et a décidé de profiter de la vie à fond. Il est donc resté à ne rien faire chez sa mère, à commencer à boire, fumer, aller plus loin sur la cigarette… Sa mère n’en a plu pu de son comportement insolent et arrogant.

Vers ses 16 ans, il a commencé une formation afin d’obtenir un CAP Boucherie, mais a abandonné au bout d’un mois. Trop rapidement au goût de sa maman, qui était exaspérée au fur et à mesure des jours qui passaient. C’était une situation qui ne pouvait plus durer.

Du haut de ses 17 ans et demi, il s’est vu placé de force dans un foyer pour jeunes par sa mère. Ayant très mal vécu la chose, il s’était dit que finalement, on s’occupait encore de lui, et que c’était quand même bien d’avoir sa propre chambre. Il était toujours en contact avec sa mère, et les relations ont été de plus en plus tendues au fil du temps. Le « contrat », avec ce foyer, était de rechercher activement un emploi afin de se réinsérer professionnellement. Bien entendu, il n’a pas fait le moindre effort et a du partir.

Il a ensuite été voir une conseillère adorable afin de se reprendre en main et de trouver du travail. Le travail de cette conseillère était principalement de lui donner des pistes afin qu’il trouve rapidement ce dont il avait besoin : un travail qu’il garderait. S’en suit ensuite une aide exceptionnelle : avoir son propre appartement, financé directement par l’Etat. Avec bien sûr, la condition de chercher un travail. Plusieurs semaines passèrent et il n’avait pas plus avancé, et il a donc du quitter l’appartement fraîchement acquis.

L’adolescence prit théoriquement fin, mais Vincent restait persuadé que tout lui était dû et que sa mère devait céder à tous ces caprices, et est donc retourné vivre chez elle rapidement, et ce pour plusieurs années. Il a usé de chantage affectif et de manipulation pour obtenir une partie de ce qu’il voulait. Plus tard, sa mère en eut assez et décida de le chasser de la maison.

Il a donc été hébergé par plusieurs de ses connaissances, plus ou moins tolérantes sur le fait que Vincent cherchait plus ou moins du travail. Au bout de plusieurs mois, les connaissances en questions arrêtaient de l’héberger et Vincent fit passage chez plusieurs personnes. Au bout d’un moment, tout s’écroulait par son manque de motivation et de détermination, de sens de la vie et de bon sens. Cela tombait bien, finalement, car il avait rencontré une jeune femme quelques mois avant que la dernière personne ne lui dise de partir et avaient tous les deux décidés de s’installer ensemble.

Clés de l’appartement en main, ce fut plusieurs mois passés relativement calmement. Les deux tourtereaux avaient ce qu’ils souhaitaient : un appartement à eux. Plusieurs mois sont passés et la jeune femme avait le comportement d’une vraie adolescente : celle qui reste dans sa chambre, le portable dans les mains à aller sur les réseaux sociaux. Vincent, lui, se sentait emprisonné de toutes les tâches ménagères à réaliser et donc ne cherchait pas de travail de son côté. Presque un an après l’emménagement, il annonce à sa mère que sa copine est enceinte.

Plouf, quelques jours plus tard, la belle famille met son grain de sel et chasse carrément Vincent de l’appartement, interdisant à leur fille de revoir ce garçon. La routine était revenue le hanter : on le chassait encore d’un endroit qu’il pensait être un cocon, un endroit où il pouvait enfin se sentir bien avec le temps. Il a donc décidé de retourner chez sa mère, qui vivait à ce moment-là dans un studio. Malgré la situation, sa mère l’accepta.

Vincent reprenait peu à peu son comportement d’autrefois, manipulateur, chantage affectif, capricieux, non travailleur, démotivé, insultant limite la société de ne pas l’aider suffisamment, et bien sûr, gratteur d’argent à sa mère dans ses temps perdus (c’est-à-dire tout le temps).

C’était peine perdue pour sa mère qui a de graves problèmes de santé et qui est passée plusieurs fois dans les hôpitaux de deux villes différentes pour obtenir les meilleurs soins. Cette femme courageuse a cru en son fils pendant des années sur le fait qu’il allait se reprendre, et toujours il recommençait. Elle allait de plus en plus mal, et pour la soulager, sa fille prit le relais.

Sa fille, un amour ! De 5 ans son aîné, Cynthia avait décidé de prendre sous son aile le jeune Vincent, tout en sachant qu’il n’avait pas de diplôme, pas d’expériences, un bébé en route (pour lequel il n’a plus eu de nouvelles depuis plusieurs mois) et un manque de motivation total pour vivre sa vie.

Elle lui proposa donc de l’héberger chez elle dans la capitale. CV et lettre de motivation ont été refait à neuf par sa sœur, super ! Il n’avait plus qu’à y aller. Malheureusement pour elle, il n’y a pas été. Il ne voulait pas sortir de chez elle, sauf pour aller chercher cigarettes et alcool à l’occasion. Cynthia l’accompagna plusieurs fois pour le motiver, mais rien n’y fit. En l’espace de 5 mois, sur Paris, il a déposé en tout et pour tout 5 CV / LM et a passé 1 seul entretien pour lequel il n’a pas eu de réponse (elle pense personnellement qu’ils ne l’ont pas retenu, mais lui-même ne veut pas appeler pour savoir).

La pensée ou réflexion de cet article serait de voir à quel point certaines personnes souhaitent réellement aider les autres, mais que si ces personnes ne sont pas réceptives à cette aide, alors jamais elles ne se sortiront de leur situation, si catastrophique soit-elle.

Dans ce cas, la seule solution est encore de les laisser se débrouiller toutes seules, de les diriger vers des organismes adaptés à leur condition, mais certainement pas de se complaire dans une aide éternelle sans but ni limites.

Cynthia a décidé de ne plus héberger Vincent, tout simplement parce qu’il ne respectait pas les règles de base qui étaient simples : hébergement contre recherche active de travail. Contrat non honoré d’un côté entraîne la même chose de l’autre.

Tout le monde a le droit d’aider autrui, mais dans une certaine limite, qui ne doit atteindre ni la santé, ni l’aspect financier (ou dans des proportions minimes), ni l’aspect confort de vie… Et arrêter toute aide n’est pas malsain ni égoïste à partir du moment où le geste d’arrêter se fait pour se protéger soi-même, ou d’aider l’autre à se rendre compte de la situation.

L’aide n’est pas obligatoire, elle est offerte avec bon cœur, et les individus qui peuvent recevoir cette aide devrait (à mon avis) dans un premier temps, être reconnaissants et dans un deuxième temps, rendre la pareille à la personne qui a aidé afin de montrer un semblant d’humanité et de gratitude.

A très vite,

Cindy

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2 thoughts on “Le désir d’aider les autres”

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