Connaissez-vous le syndrome de Cotard ? – Développement personnel






Mélancolie

Trouble de l’humeur caractérisé par un état dépressif, un sentiment d’incapacité, une absence de goût de vivre pouvant, dans les cas les plus graves, conduire au suicide. La notion de mélancolie est donc très ancienne et une place majeure lui a toujours été donnée au sein des quatre tempéraments. La mélancolie a un sens littéraire qui signifie la tristesse. De nos jours, on réduit la mélancolie à un état dépressif. (Wikipédia)

Le syndrome de Cotard

Il est lié aux syndromes mélancoliques, notamment liés à une extrême tristesse d’un individu se sentant tout ou partie mort, et qui lui fait penser qu’il est devenu un zombie. Ce syndrome a été découvert par Jules Cotard en 1880 lors de l’observation de syndromes dépressifs / syndromes mélancoliques. C’est une maladie psychologique.

On peut associer le syndrome de Cotard à un état délirant de l’individu, où celui-ci s’expose inconsciemment à des idées telles que l’immortalité, la damnation, la négation d’organe ou encore la négation du corps. Le syndrome est rare mais peut être rencontré lors de dépressions mélancoliques.




La personne atteinte de ce syndrome pense qu’elle ne peut être guérie pour aucune maladie pour laquelle elle serait sujette. L’idée d’aller consulter un médecin est complètement exclue, puisque qu’elle possède des idées d’incurabilité.

Le suicide fait partie des solutions que se liste l’individu atteint du syndrome. Puisque son cas est, pour lui, incurable, et qu’il possède des organes ou parties du corps morts, il a une obsession pour la mort de la suite des parties de son corps, et donc, de lui-même. L’idée d’attendre la mort de son corps lui est insupportable, aussi il décide de mettre fin à sa vie. Il peut également penser qu’il est mort, et le geste du suicide, en tant que tel, ne fait que confirmer sa pensée.

Vivant avec le syndrome de Cotard, la personne atteinte se sent mourir chaque jour, aussi elle ne se nourrit pas, ne se lave pas et tombe dans une spirale infernale qui va, de jour en jour, la conforter dans son idée de personne morte. Le syndrome associe anxiété intérieure effroyable, hallucinations visuelles, stupeur extrême, auto-accusation…




Le pourquoi du syndrome

Le syndrome de Cotard pourrait être lié à des problèmes d’identification délirants. Neurologiquement, le syndrome est sans doute lié au syndrome de Gapgras (Délire d’illusion des sosies de Capgras, qui pour une personne, d’autres seraient des imposteurs par rapport à ceux qu’ils seraient véritablement) et chaque type d’illusion serait le résultat d’une faille neuronale dans la partie Fusiform gyrus (voir ci-après).

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La Fusiform gyrus (en orange) peut être la cause du syndrome de Cotard

Une dis-connexion neuronale créerait chez le patient un sentiment que la personne qu’il observe dans le miroir (lui-même) n’est pas lui-même, que c’est une autre personne car il pensera que lui-même est mort (ou du moins une partie).

Il n’a pas la reconnaissance associée à son Lui, et cela entraîne la déréalisation, la déconnexion de l’environnement dans lequel il vit. Il y a une différenciation entre la personne qu’il voit et la personne qu’il est réellement, il ne fait pas d’association entre les deux et pense donc qu’il est mort, puisque ce n’est pas lui qu’il voit dans le miroir.

Personnes sujettes

Les personnes qui sont susceptibles de présenter un syndrome de Cotard sont des personnes souffrant d’une psychose (comme la schizophrénie), d’une maladie neurologique, d’une maladie mentale, d’une dépression clinique, d’une déréalisation, de fortes migraines. De plus, les patients souffrant du syndrome de Cotard présentent souvent une atrophie du cerveau, au niveau du lobe frontal médian.




Traitements possibles

L’idéal, pour ces personnes, est de se soigner pour améliorer leur bien-être. En restant dans leur situation, elles vont aller de plus en plus vers une plus grande dépression, une plus grande mélancolie, et vont suivre le chemin de l’auto-mutilation, du laisser aller et du suicide.

La prise en charge de ces personnes est possible en milieu hospitalier, plus particulièrement du côté des services de psychiatrie, avec la mise en place d’un traitement avec anti-dépresseurs.

La pharmacothérapie est souvent complexe, malgré le fait que les médicaments peuvent être prescrits assez facilement auprès des chargés de santé. Il faut néanmoins bien connaître le patient qui recevra ces médicaments car le dosage de ceux-ci reste très important (une personne souffrant de maladies cardio-vasculaire aura besoin de peu d’aspirine par exemple).

Une autre solution sans anti-dépresseurs est apparemment efficace (mais est très mal vue par les médecins => niveau expérimental, et provoque des effets secondaires) : l’ECT (l’électroconvulsivothérapie, entre-autres, la sismothérapie ou les électro-chocs). Cette méthode consiste à délivrer un courant électrique au patient afin de provoquer une crise d’épilepsie dite « grand mal » (cela permet entre-autres d’obtenir une relaxation intense).




J’ai écrit cet article car je pense que pour que l’on se sente bien dans sa peau, il faut déjà bien se sentir dans sa tête, et ce n’est pas évident dans ce genre de situation. Le bien-être est avant tout l’harmonie de son corps, son esprit avec les évènements (positifs) qui nous arrivent.

Cindy

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