[Article invité] L’importance de prendre du recul







Cet article est celui de Tom et m’a été proposé via la page Contribuez au site !

Cela fait maintenant presque huit ans que je suis chef de projet dans le domaine de l’informatique. Passionné par le milieu, j’avais commencé en tant que concepteur/développeur. Durant mes études, j’évoquais souvent mon souhait de finir par devenir chef de projet. Il semblerait que la chance m’ait souri, puisque l’opportunité s’est finalement présentée relativement tôt dans ma carrière. Comme pour chaque nouveau poste, les premières semaines furent dédiées à la montée en compétence et à la prise de connaissance du contexte. Au fil des années et en toute logique, j’ai pris davantage de responsabilités : plus d’équipes avec qui travailler, plus de projets à piloter et mener à bien et plus de budget à gérer.

Des responsabilités qui grandissent

D’abord chef de projet en soutien de mes collègues, j’ai rapidement pris du galon. Aujourd’hui, je gère un portefeuille d’applications constitué d’une grosse quinzaine de projets, pour un budget annuel de plusieurs centaines de milliers d’euros. La situation a bien évidement été progressive : je ne suis pas passé d’un à dix projets du jour au lendemain.

À ce jour, je suis responsable de la correcte tenue des planning et budgets sur ces projets. Je dois également garantir que ces derniers fonctionnent correctement chaque jour, puisque certaines des applications portent des enjeux business significatifs pour l’entreprise que je représente. Globalement, le travail me plaisait et malgré quelques périodes un peu plus compliquées à gérer, je m’épanouissais correctement dans ma mission. Mais qui peut se vanter d’avoir un travail tout le temps tranquille ? 🙂

Quand stress et incertitudes s’accumulent

Malheureusement, les choses se sont dégradées depuis maintenant un peu plus d’un an. Je travaille dans un grand groupe et des réductions des coûts sont nécessaires à tous les étages. Les budgets sont restés constants, mais le nombre de projets a augmenté. Résultat, il fallait économiser et gagner de l’argent par tous les moyens : en réduisant la charge de pilotage, en demandant toujours plus, en travaillant plus longtemps… D’un côté, on me demandait plus. Mais de l’autre, les moyens qui m’étaient alloués étaient restés identiques, ou même à la baisse pour certains.

Au bout du compte, j’ai passé de longs mois à travailler sur de trop longues amplitudes horaires. Je n’ai pas pris de congés. Quand j’ai enfin fini par réussir à poser quelques jours, ma boite m’appelait pendant ces derniers pour débloquer ou faire avancer certains sujets. Venir au travail chaque matin n’était alors plus un plaisir, c’était un moment de stress et d’anxiété. J’ai bien évidemment évoqué le point avec ma hiérarchie, pour tenter d’obtenir plus de moyens pour atteindre les objectifs fixés. Ils m’ont écouté. Mais concrètement, ils n’ont rien fait.

Ajouter à cela un contexte organisationnel mouvant et plein d »incertitudes, vous obtenez alors un cocktail détonant. Car qui dit réduction des coûts dit valse des services et jeu des chaises musicales pour certains postes. Garder sa motivation intacte dans ce genre de situation est compliqué. En tout cas, j’ai quelques difficultés à garder mon envie de bien faire au boulot.

Sortir de la spirale

Rassurez-vous, non, je n’ai pas fait de burn-out. Malheureusement, certains collègues oui. Mais j’ai simplement changé mon fusil d’épaule vis-à-vis de mon emploi :

  • J’ai appris à relativiser. J’ai pris du recul sur mes « problèmes » professionnels. La sinistrose est un cercle vicieux, aussi fallait-il que je m’en échappe rapidement.
  • J’ai la chance d’avoir une merveilleuse épouse et deux enfants tout aussi merveilleux. Un garçon et une fille, pas de jaloux. J’ai concentré mes énergies et attentions sur eux. Parce que la « vraie vie« , ce n’est pas le boulot. Le boulot n’est qu’un moyen.
  • Je me suis lancé dans des projets plus personnels. J’ai monté un site internet. J’en monte de nouveaux régulièrement. J’ai investi dans l’immobilier. J’essaie chaque jour depuis maintenant plus d’un an de couper ma dépendance financière à mon travail.
  • Dernier point, j’ai commencé à regarder ailleurs si l’herbe était plus verte. Je surveille pour l’instant du coin de l’œil. Et nous verrons bien si de belles opportunités se présentent…

Depuis ces quelques changements, je prends les choses avec beaucoup plus de recul. Ces quelques actions m’ont permis de sortir d’une situation de grande anxiété et de revenir à une situation plus saine et plus apaisée. L’année à venir s’annonce maintenant pleine de découvertes et de nouveaux défis !

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